
Rôle d’EpaMarne
EpaMarne est pionnier d’une démarche de végétalisation avec une large part d’approvisionnements en circuit-court adaptée au milieu urbain.
Modalités d’intervention
Aménageur de la ZAC, EpaMarne est propriétaire de la pépinière. Il en confie l’exploitation à l’entreprise Pinson dans le cadre d’un marché public d’une durée de 4 ans (renouvelable deux fois). EpaMarne rémunère Pinson pour assurer : la mise en place du site, l’entretien des végétaux (achetés par EpaMarne), des actions pédagogiques. Pinson a pour mission de permettre la croissance des végétaux, puis de les « rétrocéder » à l’aménageur pour qu’il les transplante sur ses espaces publics. L’aménageur invite les paysagistes (paysagiste coordinateur : WALD) à prendre les végétaux produits dans la pépinière comme une nouvelle contrainte pour travailler la palette végétale. L’aménageur travaille aussi avec les services de la ville (qui reprendra les espaces publics en gestion) sur de nouvelles manières d’entretenir ces végétaux, par exemple avec plus de temps passé à faucher qu’à arroser.
Les actions pédagogiques avec les habitants sont également indispensables, par exemple pour leur faire accepter les prairies de fauches sur les espaces publics en bordure de grande voirie qui peuvent donner l’impression d’être mal entretenues, et…. qui peuvent gêner les chiens aux pattes délicates. Le coût de la pépinière est pris en charge par le bilan de la ZAC.
Bilan de l’intervention
En inversant le paradigme de réalisation de l’opération (la palette végétale comme élément dimensionnant de l’opération en lieu et place du programme de constructibilité et en considérant le sol dans toute sa profondeur et non uniquement en surface), c’est tout le rôle de l’aménageur qui est réinventé. La pépinière fournit 100% des besoins horticoles des aménagements à venir de la ZAC.
Et pour d’autres projets ?
Cette opération s’inscrit au carrefour de problématiques contemporaines sur de nouvelles aspirations en termes de qualité de vie et de cohabitation entre tous les « vivants » (les vivants humains et les vivants non humains), les enjeux de renaturation et de non-artificialisation. L’instauration de nouvelles manières de faire requiert une coopération très étroite entre aménageur, élus et services.